Maguelone

 

La mer  était si calme

Et le soleil si doux

Au loin dansait la flamme

D'un rivage un peu flou

Pourtant si rien ne change

Malgré le ciel très pur

C'est que la nuit étrange

Rôde au coeur de l'azur

 

Je marche sur la plage

Et j'enfonce mes pas

Comme tant d'hommes sages

Qui connaissent leur joie

D'être un instant sous l'aile

De ce vent tiède et bon

La mer est éternelle

Et le silence est rond

 

Sous les pins centenaires

Où l'acanthe fleurit

La vie est un mystère

Qui scintille et qui luit

A travers l'herbe folle

Tout un pays désert

Jusqu'aux dunes s'étiole

Et se meurt à la mer

 

Et je suis sans histoire

Sans rite et sans pudeur

Pour l'amour dérisoire

Qui me brûle le coeur

Pour cette tâche noire

Qui fait en plein soleil

Un trouble dérisoire

Un vide sans pareil

 

La mer était si calme

Et le soleil si doux

Au loin dansait la flamme

D'un rivage un peu flou

Peut-être est-ce la terre

Inconnue qui surgit

Après le long voyage

Après la longue nuit

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